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Les erreurs des entrepreneurs du e-commerce au Cameroun.

entrepreneurs e-commerce au Cameroun

Les entrepreneurs du e-commerce font référence aux nombreuses personnes qui s’investissent dans  la vente ou de la mise en relation en ligne. Ils sont très nombreux surtout les jeunes qui promeuvent des sites Web au Cameroun.

Cependant, on observe la disparition de nombreux sites de commerce électronique au fil du temps. Malgré tout, plusieurs projets de commerce électronique sont encore en gestation. Ceux -ci sont présentés par des jeunes très ambitieux lors des concours et des challenges.

Dans ces conditions, il est intéressant de s’appesantir sur les raisons de l’échec de la majeure partie des  entrepreneurs du e-commerce au Cameroun. En cinq points, nous évoquons ces raisons.

  • Des moyens financiers insuffisants

Dans la pensée populaire, une activité de commerce électronique se limite à la conception d’un site Web et une présence à temps voulu sur les réseaux sociaux. Personnellement, nous avons rencontré des entrepreneurs très enthousiastes avec la somme de 500 000 FCFA ou 1 000 000 FCFA comme capital. Cette situation nous surprend le plus souvent.

En réalité, il faut au moins 15 millions de FCFA comme capital initial pour démarrer une vraie activité de commerce électronique. Ce montant permet de concevoir un site Web de qualité, s’offrir des compétences indispensables, d’investir dans le référencement et l’animation sur les médias sociaux, recruter un minimum de collaborateurs…

Pour les personnes qui ne disposent pas d’un capital conséquent, il est préférable de démarrer comme un vendeur indépendant. Les réseaux sociaux avec de nombreux groupes d’annonces et les e-boutiques offrent une bonne alternative. Après cette étape, l’entrepreneur peut migrer vers la conception de son site Web.

  • La qualité des entrepreneurs du e-commerce 

Beaucoup viennent en aventuriers dans le secteur du commerce électronique. Ils ne jouissent d’aucune expérience ou d’une formation. Nous avons souvent discuté avec des entrepreneurs qui justifiaient qu’avec 3 000 visiteurs uniques par mois, 1 000 seront convertis en clients. Ceci est une preuve de méconnaissance des réalités du commerce électronique.

Nous conseillons aux entrepreneurs de se rapprocher des entreprises existantes pour s’imprégner des réalités. Ceci passe par des stages ou des emplois. Par ailleurs, il existe de nombreuses  formations disponibles en ligne.

  • L’absence de compétences requises au sein des jeunes entreprises

L’émergence d’une activité de commerce électronique prospère exige des compétences en Web analytics, en social media management, en community management, en référencement, en veille environnementale… Malheureusement,  ces compétences ne sont pas souvent réunies au sein de ces entreprises. Il devient compliqué de grandir dans l’univers du e-commerce sans ces celles-ci.

  • La négligence du référencement Web

Les moteurs de recherche constituent une grande porte d’entrée vers les sites de commerce électronique. Pour jouir d’un bon positionnement sur ces moteurs de recherche, il faut impérativement mettre en place une stratégie de référencement Web. Elle repose sur plusieurs piliers : qualité du contenu, appréciations de vos visiteurs, annonces et publicités payantes…

Face à la complexité de sa mise en œuvre, un bon nombre d’acteurs restent indifférents. Évidemment, ils sont surpris d’avoir un site Web dont les produits ne sont même pas indexés sur Google.

  • L’impatience chez les entrepreneurs du e-commerce 

Généralement, ces derniers espèrent avoir de grands résultats quelques mois ou semaines après le démarrage de leurs activités. Ils veulent détrôner Jumia de sa première position de résultat de recherche sur Google en trois mois seulement. Ils attendent une marge brute positive dès le second mois d’activité. Six mois après le démarrage, ils se présentent déjà sur les médias sociaux comme des entrepreneurs à succès,  des influenceurs, des modèles à suivre…

Au fil du temps, ils affrontent la réalité et n’hésitent pas à abandonner ou alors prendre une pause.

Comme toute activité ordinaire, il faut s’armer de patience avant d’obtenir les premiers résultats positifs. Le commerce électronique n’est pas un domaine fait de miracles. Les entrepreneurs du e-commerce au Cameroun doivent être  mieux informés et formés quant aux réalités du secteur. C’est une activité comme toutes les autres. Elle met en commun des ressources humaines, matérielles, temporelles et financières conséquentes.

Auteur : Josias MIAMDJO, consultant en marketing & stratégies.

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