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Intelligence Artificielle : Ces machines quasi-conscientes peuvent prendre le contrôle.

Intelligence artificielle selon Brice MAKATH

Freinage automatique du véhicule sur reconnaissance d’un obstacle à proximité, saisie semi-automatique et suggestion de mots, conversation avec des clients potentiels sur Facebook… Nombreuses sont les tâches qui de nos jours, peuvent être traitées par des machines dotées d’algorithmes puissants qui leur confèrent une sorte d’intelligence oui, mais intelligence artificielle pour dissocier de l’intelligence humaine, pourtant limitée, face à ces robots plus qu’intrigants.

L’intelligence artificielle, c’est le nouveau mot tendance dans le domaine de la technologie, pourtant, le concept existe depuis longtemps. Née dans les années 1950, cette discipline entre de façon plus en plus concrète dans notre quotidien. Son développement rapide alimente espoirs et fascinations, mais aussi beaucoup d’idées reçues.

En ces années, c’est le mathématicien et cryptologue britannique Alan Turing qui se demande si une machine peut penser. Par ailleurs, le développement croissant des technologies informatiques (puissance de calcul) et des techniques algorithmiques (notamment l’apprentissage profond ou le deep learning) a permis la réalisation de programmes informatiques surpassant l’homme dans certaines de ses capacités cognitives emblématiques : le jeu d’échec en 1997, le jeu de go en 2016, et le poker en 2017.

 Alan Turing essaie de qualifier une machine de machine « consciente » à travers une expérience aujourd’hui connue sous le nom de « test de Turing » révélée dans son article « Computing Machinery and intelligence », Mind, Octobre 1950.  Plusieurs pionniers après lui ont orienté leurs recherches sur l’intelligence artificielle.

Aujourd’hui, le prix « Turing » est décerné par l’Association for Computing Machinery (ACM) pour récompenser la meilleure contribution à la communauté informatique. C’est dire à quel point l’intelligence artificiel est un secteur important des sciences informatiques de nos jours. Cependant, l’évolution technologique dans le sens de l’intelligence artificielle pose des problèmes d’éthique et de sécurité.

Par exemple, le fabricant de poupées sexuelles chinoises voudrait les doter d’intelligence artificielle pour assurer une meilleure compagnie aux hommes en manque. La poupée remplacerait alors une fonction jusque-là réservée aux êtres humains de sexe féminin. D’autre part, des drones aujourd’hui dotés d’intelligences artificielles sillonnent la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud avec dans leur algorithme la possibilité de faire feu indépendamment sur des êtres humains.

Fin 2014, Elon Musk et Stephen Hawking avaient déjà évoqué  la possible fin de l’humanité dans l’hypothèse d’une intelligence artificielle supérieure. Roman Yampolskiy, qui dirige le laboratoire de sécurité informatique à l’université de Louisville (kentchucky), a déjà écrit plusieurs ouvrages à ce sujet. Ses recherches ont bénéficié du financement d’Elon Musk et de Future of life Institute, un géant de la recherche qui milite pour une utilisation éthique des nouvelles technologies.

L’autre problème, c’est que dans la tendance d’évolution de l’intelligence artificielle, elle tend à desservir les plus riches par des technologies peu abordables et à remplacer les classes moyennes et ouvrières dans la réalisation des tâches quotidiennes.

Le jeu vidéo « Détroit Become human » traite de ce sujet où dans un future proche, l’homme a créé des androïdes (robot à l’apparence humaine) dotées d’intelligences artificielles qui remplacent et assistent l’homme dans tous les domaines, créant une guerre civile contre ce dernier qui voit son travail ravir par des machines plus rapides et efficaces, sans sentiments. Dès lors il nous est évident de nous poser la question de savoir quels sont les enjeux et les problématiques liées à l’essor de l’intelligence artificielle dans notre société.

 

Mais qu’est-ce que c’est réellement l’IA ?

Selon l’encyclopédie Larousse, l’intelligence artificielle est l’ensemble des théories et techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence. C’est dire avec Kaplan Andréas et Michel Haenlein  (2018) que l’intelligence artificielle correspond à un ensemble de concepts et de technologies plus qu’à une discipline autonome constituée.

Donc l’intelligence artificielle n’est pas une réelle intelligence puisqu’elle surpasse de loin l’intelligence humaine telle que nous la connaissons limitée. C’est une intelligence simulée par des machines conçue pour réaliser des tâches précises.

L’intelligence artificielle c’est aussi un domaine d’étude, une science. Souvent classée parmi les sciences cognitives (discipline scientifique ayant pour objet la description, l’explication, et le cas échéant la simulation des mécanismes de la pensée humaine, animale ou artificielle et plus généralement de tout système complexe de traitement de l’information capable d’acquérir, conserver, utiliser et transmettre des connaissances.), elle fait appel à la neurobiologie computationnelle (particulièrement aux réseaux neuronaux), à la logique mathématique (sous-discipline des mathématiques et de la philosophie), et à l’informatique.

Elle recherche des méthodes de résolution des problèmes à forte complexité logique ou algorithmique. Par extension elle désigne dans le langage courant, les dispositifs imitant ou remplaçant l’homme dans certaines mises en œuvre de ses fonctions cognitives. Ses finalités et son développement suscitent, depuis toujours, de nombreuses interprétations, fantasmes ou inquiétudes s’exprimant tant dans les récits ou films de science-fiction, que dans les essais philosophiques.

Comment ça marche précisément ? Prenons un exemple.  Supposons que vous voulez réaliser un plat particulier. Vous suivez une recette particulière avec par exemple cinq ingrédients et des instructions du livre de recette que vous devez suivre à la lettre.  Si vous suivez bien les instructions de la recette avec les ingrédients vous allez arriver au bon résultat. Un algorithme d’une Intelligence artificielle fonctionne de la même façon. Les ingrédients sont les données brutes, et après avoir appliqué l’algorithme, c’est-à-dire une suite d’instructions bien précises, on obtient un résultat.

En exemple avec un ordinateur, si vous demandez à un programme sans intelligence artificielle de vous montrer une image de « fred », le programme va chercher dans sa base de données toutes les images associées au nom de « fred » pour vous la ressortir. Mais si le programme détecte une image sans l’étiquette « fred », il ne la montrera pas, même si c’est la sienne. Avec un seul ingrédient manquant, pas de recette possible. L’algorithme n’est pas capable de reconnaître Fred.

Avec l’intelligence artificielle, c’est différent. Le programme peut faire varier les quantités ou l’ordre des ingrédients pour sélectionner la meilleure recette. En reprenant l’exemple de la photo, pour reconnaître Fred, le programme doit disposer de plein d’images de lui. Au fur et à mesure, il va s’entrainer à le reconnaître. Le programme apprend en repérant les éléments qui ne changent pas comme la couleur des yeux, la forme de la bouche, la forme du nez etc. Il identifie aussi les éléments susceptibles de changer comme la couleur des vêtements portés.

 Cette phase d’apprentissage aide le programme à créer une sorte d’empreinte du visage de Fred et à ignorer le reste. Résultat, la prochaine fois qu’on présente au programme une nouvelle photo de Fred, le programme cherchera les mêmes éléments, et trouvera « Fred » sans avoir besoin de l’étiquette du nom de Fred sur sa photo. Ce programme  d’intelligence artificielle est appelé « reconnaissance faciale ».

Les intelligences artificielles existent depuis longtemps, mais avec le développement d’Internet, elles disposent désormais de banques de données gigantesques pour fonctionner. En gros ce sont des robots intelligents, connectés à Internet, capables d’apprendre et de tout mémoriser. Et dit comme cela, c’est un peu dangereux. Mais elles peuvent aussi aider les médecins à analyser les radios de leurs patients, suggérer une musique en fonction des goûts personnels, décrire des images pour des non-voyants ou suggérer un itinéraire plus efficace pour se déplacer. D’où la question de ses enjeux et problématiques.

Brice Makath, Extrait de ses travaux sur les enjeux et problématiques de l’Intelligence Artificielle.

 

 

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